jeudi 4 septembre 2008

Quelle aventure!

Ouf! Enfin arrivés a Contamana!
Quel périple il nous a fallu accomplir pour arriver jusqu'ici!!

Pour commencer,nous devions prendre le bateau de Pucallpa vets 16h mardi. Quand nous sommes arrives au port, un peu en retard, courant a travers le dechargement des cargaisons venues du fleuve, appeles de tous cotes par les vendeurs de hamacs, chargés comme des mulets, le bateau est parti sous notre nez.
Comme il fallait attendre 5h du matin pour le prochain, nous avons decide de tenter de rattraper le bateau qui venait de partir, au moyen d'une petite barque de pecheur.

La course poursuite a commencé, nous avons foncé et rattrapé le bateau, avons abordé en pleine marche au milieu du fleuve... vite vite nous avons monté les sacs et ouf... nous avons souffler un peu.

Le bateau, pas tres grand, dans un état assez avancé, était rempli de hamacs et des personnes dormaient dedans, tandis que d'autres vaquaient a diverses occupations. Des mamans donnaient le sein a leur bébé, des enfants jouaient ou couraient sur le pont. D'autres regardaient tout simplement le paysage et le port de Pucallpa s'éloigner.
Nous étions pour de bon en chemin pour Conatamana. Nous nous sommes faits de petites places et avons installé nos hamacs. Apres avoir mamgé quelques noix et quelques fruits, regardé le paysage changeant et le coucher du soleil, nous nous sommes allongés tranquillement pour dormir.

Je gardai les yeux ouverts un bon moment regardant le vieux lafond en planches de bois et savourant cet instant magique au gout d'aventure...

Et soudainje me suis aite réveiller par un énorme CRRRRAAAAAACCCCCC!!!!!!!!!! et des secousses un peu fortes.

Nous avons été un peu secoué, ma voisine de hamac a crié de peur. Nous nous sommes tous réveillés un peu inquiets, ne sachant pas ce qui se passait.

Le moteur tournait, mais le bateau ne semblait plus avancer.Le moteur ronflait de plus belle, mais nous n'avancions plus!

Le ventre du bateau venait de racler le sol et nous étions coincés la, au beau milieu de l'Ucayali et en pleine nuit noire.
Il faut dire que nous sommes en periode estivale et que les pluies ne tombent quau mois de decembre. Le niveau du fleuve n'est pas tres haut et nous, nous sommes perches sur une butte de sable et nous sommes coincés la.

Le chauffeur du bateau essaie pendant plusieurs heures de nous sortir de la, poussant le moteur a son maximum. Mais nous ne faisons que tourner sur place.
J'avoue quand meme que la situation est assez cocace et je me marre interieurement. J'imagine comme nous devons etre ridicules vus de dehors... Un bateau qui tourne sur lui-meme... c'est assez drole!

Je profite de cette "pause" pour admirer le magnifique croissant de lune orange qui veille sur nous.
Les gens restent calment, la plupart se rendorment.
Finalement, le chauffeur coupe le moteur et nous nous endormons tous calmement au milieu de notre fleuve... Nous verrons demain matin ce que nous ferons.
Je me dis que sans doute un autre bateau viendra nous aider...

Que neni!!
Il semblerait que le cas d'un pauvre bateau coincé au milieu du fleuve n'intéresse absolument personne. Il faut croire que les péruviens ne sont pas tres solidaires entre eux. Et bien sur, ici, il n'y a pas de gardes ni de police fluviale. En gros, démerdez-vous!

Les hommes du bateau sont descendus a l'eau, ils avaient évidemment pied, puisque nous étions sur une belle butte de sable. Ils ont poussé le bateau tant qu'ils pouvaient, pendant des heures. Rodolphe s'y est mis aussi. Mais rien n'y fit.
J'avoue que voyant le temps passer et les bateau circuler au loin sans daigner nous donner un coup de main, entendant certaines personnes dire que personne ne viendra nous chercher, la j'ai commence a douter un peu de mon optimisme habituel. J'ai commencé a angoisser un peu. Heureusement, nous beneficions d'un spectacle fabuleux pour nous divertir. Des dauphins nous observaient de temps en temps, nous montrant leur dos rose ou noir, parfois nous avons apercu leur museau. A quelaues metres de nous. Quel privilege tout de meme! ca devait les intriguer tout ce boucan et tout ce petrole qui se vidait dans leur eau a chaque fois que le moteur ronflait.
Je me sentais rassuré par leur présence. Nous avions l'impression que derriere leur curiosité se cachait comme une envie de nous aider...

Puis, ma voisine de hamac a dit qu'il fallait qu'on arrive a attraper une petite barque de pecheur pour qu'il nous amene jusqu'a la rive. De la nous pourrions attraper un gros bateau.

En fait, notre bateau se trouvant dans une zone sans fond, aucun gros bateau ne s'y serait avanturé. Meme si nous mourrions de faim depuis 5 jours!

Nous avons finalement reussi a faire approcher une petite barque et nous sommes enfuis, abandonnant la tous nos compagnons d'infortune a leur calme et a leur a leur patience olympiens.

Nous nous sommes donc installés sur la rive, nous créant des abris dignes de Robinson, avec des branches et nos hamacs. Ils devait faire 50 degrés au soleil. Le sable était brulant. Nous nous sommes baignés pour nous rafraichir pas et nous nous sommes abrités quelques heures.

Finalement, certains qui se trouvaient sur le bateu nous ont rejoint sur la rive et peu de temps apres un enorme bateau qui descend le fleuve est arrivé.

Nous avons fait signe avec un foulard blanc et leur petit canneau est venu nous chercher.
Encore une fois, les bateaux ne s'arretent pas sur le fleuve. Il a donc fallu accoster en pleine vitesse, lancer les sacs par dessus bord, et hop sauter la haut.

Ouf...

Nous avons passé une soirée, une nuit et un petit matin bien tranquilles dans nos hamacs bien serrés entre d'autres, mais sur un bien plus grand bateau.

Ensuite, notre arrivé a Contamana s'est déroulée calmement, sous la chaleur écrasante du soleil tropical, accompagnés par les sourires des péruviens qui aiment bien nos tetes d'Européens.

Nous logeons dans une petite auberge familiale tenue par Lucy, qui était ma voisine de hamac dans le bateau échoué. Elle est également institutrice.

Sur ce, je crois que je vais aller faire un petit som'.

Je vous embrasse tous bien fort!

2 commentaires:

Anonyme a dit…

ouf comme tu dis, nous étions tous en haleine pendant ton histoire en temps réel. Quelle aventure!, au moment où je découvrais ton message, j'étais au tél avec Arzhèl qui t'embrasse bien fort. Elle n'a pas accès à internet pour l'instant, elle est coupé du monde dans la capitale française.
Gros bisous de nous deux, bon périple...

Chris Ecolo a dit…

eh beh! Quelle aventure! Ravie que tout se soit bien terminé! Merci pour le récit de cette aventure rocambolesque! Notre déraillement de train en Irlande est bien ridicule à côté!
Fais attention à toi!
Gros bisous
On pense à toi!