samedi 30 août 2008

Visiste de la Communauté native de Santa Clara

Quelle expérience extraordinaire! Samedi apres-midi, nous avons loué une barque pour 40 soles qui nous a conduits, en longeant un bras de l'Ucayali, jusqu'a San Francisco.
San Francisco est l'une des communautes de peuples natifs du bord de l'Ucayali.
Les communautes auxquelles nous sommes venu rendre visite appartiennent a la culture "Chipibo". Leur langue est tres chantante et ne ressemble a aucune de celles que j'ai pu entendre jusqu'a present.
Nous approchant de la rive, nous apercevons un petit garçon qui nous regarde arriver. Quand nous accostons, deux petites filles toutes mignones, vêtues de vêtements sales et les cheveux en bataille, sortent en courant de la fôret et viennent vers nous, en répétant sans s'arrêter "un canta, un canta!". Nous demandons au chauffeur de la barque ce qu'elles veulent et il nous explique qu'elles veulent nous chanter une chanson. Nous avons donc écouté leur jolie petite chanson en Chipibo et nous leur avons donné un sol chacune. Elles sont reparties toutes contentes, et nous tout émus...

De San Francisco, nous avons marché une petite demi-heure sur un chemin de terre ocre, bordé d'une forêt peu épaisse et plutôt sèche, oú poussent tant bien que mal quelques palmiers, manguiers et tout plein d'autres arbres dont je ne parviens pas à retenir les noms.

...Bien qu'il fasse une chaleur écrasante et que nous respirions des kilos de poussière dès qu'un véhicule passe près de nous, nous sommes enfin loin des villes bruyantes et polluées, et très vite nous commençons a entendre les sons de la forêt. Un avant-goût de ce qui nous attend en amazonie profonde. Des cris d'oiseaux inhabituels, des grillons par milliers, créent une ambiance protectrice et apaisante.

Arrivés à Santa Clara, nous sommes accueillis par un petit groupe de femmes et d'enfants qui attendent a l'entrée du village, regardant les gens et les quelques rares voitures qui passent dans ce coin très reculé et peu touristique. Ils sont très typés, les yeux en amande, la peau foncée comme du caramel, les cheveux très noirs, par contre ils ne portent pas de vêtement traditionnels: T-Shirts Nike, petites sandales en plastique. A la limite, nos vêtements à nous sembleraient plus traditionnels.
Les femmes nous demandent, dans un espagnol un peu incertain, oú nous souhaitons aller. Nous leur répondons simplement que nous venons á leur rencontre, pour les connaître. Immédiatement le petit groupe nous entoure et d'autres enfants se joignent à nous. L'un d'eux, qui doit avoir 16 ans, prend la tête du groupe. Il est le petit fils du chef du village et va nous emmener les voir.
Sur le chemin, les visages nous défigurent, des enfants intrigués viennent s'ajouter au groupe qui nous entoure. Certaines des petites filles parlent l'Espagnol et nous échangeons quelques mots.

L'abuelo (le grand-père, le chef du village) nous accueille, accompagné de sa femme aui elle porte la tenue traditionnelle des chipibos. Elle est très belle.
Ils nous conduisent jusqu'á une casa un peu en retrait du village, oú ils ont l'habitude de loger les visiteurs. Après avoir balayé le sol, l'abuelo nous invite à entrer et à déposer nos affaires. Les enfants n'entrent pas et nous observent à travers la moustiquaire qui fait office de mur.

Puis l'abuelo nous explique que 242 personnes vivent dans ce village, réparties en 30 familles. Il y a un puits, un peu de fôret et des maisons en bois dont les toîts sont en feuilles de palmier. De temps en temps, ils reçoivent des visiteurs étrangers, qui viennent surtout là pour se retrouver, se couper un peu de la ville, ou bien des personnes qui viennent pour se guérir affectivement, qui ne parviennent pas à se soigner dans les hôpitaux. Ils utilisent l´Hayauasca, ce mélange de plantes hallucinogènes qui purifie le corps et l'âme.

Ensuite, petite visite du village avec les enfants qui se joignent à nous pour discuter, échanger, aller cueillir des fruits dans les arbres pour nous les faire goûter, ramasser des graines pour en faire des colliers. Elles nous emmènent Sannia (la fille de Rodolphe & Carla) et moi près de l'école oú se trouve une ère de jeu avec des balançoires et un toboggan. Nous jouons un peu puis repartons au centre du village oú 3 femmes ont installé de petites tables et étal´le fruit de leur travail artisanal. Colliers de graines, tissus brodés ou paints à la main, petites pochettes, chemises. Nous achetons quelques objets et discutons un peu avec les gens du village.
Puis soudain, sans aue nous la voyions venir, la nuit est tombée, tout aussi rapidement que des nuées de moustiques se sont jet´s sur nous... Résultat, on a les jambes qui grattent depuis 2 jours... Mais ce ne sont pour l'instant que de petits moustiaues. Juste de quoi se préparer un peu à ce qui nous attend dans la Selva.

En revenant dans notre cabane, j'ai surpris de jolis cafards, en train de se régaler de nos provisions. Mais je les ai vite faits fuir en agitant un peu le sac. Non mais! 'vont pas nous bouffer nos provisions quand même, non?

Puis, nous sommes allés manger dans la cuisine du chef du village et nous avons partagé nos légumes avec les petites filles qui ne nous avaient pas quittés, et elles nous ont préparé une infusion de Hierba Luisa. Au goût, ça ressemble à de la citronelle, c'est très bon.
Enfin, nous sommes allés nous coucher, bien planqués sous nos moustiquaires...
Le bruit de la nuit est magique (si on fait exception de la musique qui venait du village d'a coté). Le bruit du vent dans les branches est exactement le même que celui de la pluie qui tombe sur nos fenêtres en France ou en Belgique. Et il y a un oiseau dont le cri est le même que celui d'une goutte d'eau qui tombe. C'est magnifique.
Le climat est parfait, nuits fraîches et journées chaudes. Un avant goût du paradis!

5 commentaires:

Anonyme a dit…

coucou!!!
Super voyage !!!On veut encore plein de photos comme ça!On t'envoie plein de gros bisous...

Chris Ecolo a dit…

Salut Chris!

J'attends avec impatience les photos du week-end!
Gros bisous
On pense à toi

Caroline

Stéphanie vdd a dit…

Bonjour,

Je suis Stéphanie, la soeur de Rodolphe. Je me régale en lisant le récit de ce voyage. Ca donne envie! J'aimerais vraiment entendre cet oiseau dont le chant rappelle le bruit d'une goutte de pluie. Belles découvertes à vous tous. Stéphanie

Tía a dit…

Hola Christel!
Quel bonheur de pouvoir te suivre ainsi, comme si on y était! J'en suis tout émue à chaque nouveau chapitre!
Merci de partager tes découvertes avec nous grâce à l'écriture que tu manies bien joliment... Hâte de connaître la suite!
Inmense abrazo y un monton de besos,
Nath la Belguita

Anonyme a dit…

Salut Christel!

Eh bien, et dire que je commence à préparer ce qui est finalement le comble de la superficialité, c'est le clash là ;-)
En tous cas continue à nous raconter et nous enchanter, c'est super ce que tu fais.
Enormes bisous de "Founé & Pinou" :-)

Manue